Qui sommes-nous ?

Nous sommes une bande de jeunes petits-enfants qui veulent sauver leurs papis et leur mamies. C’est aussi simple que cela. Alors bien sûr, parfois Papi et Mamie ont aussi des arrières petits-enfants, parfois même ils sont déjà partis. Mais là n’est pas la question.

Ce que nous voulons, ce que nous demandons au nouveau président de la République, c’est de continuer à développer les soins palliatifs, contre tout acharnement thérapeutique, et c’est aussi laisser le choix à Papi et Mamie de vivre tranquillement leurs derniers instants, sans la crainte d’une dose de morphine injectée un peu trop imprudemment, sans le risque qu’on hâte leur départ pour récupérer plus rapidement l’héritage avec la bénédiction du médecin, et surtout sans cette épée de Damoclès suspendue au dessus de leur lit d’hôpital ne leur donnant envie de ne pas y mettre les pieds et de plutôt mourir chez eux que de s’y faire soigner au risque de sortir trop vite les deux pieds devant… Vous comprenez ?

Je vous ré-explique : au fond, Papi et Mamie, ils ont beau être un peu vieux, parfois un peu gagas, ils sont pas dupes non plus, hein…

Signé : tous les petits z’enfants

Nom des coupables actuels : Aude et Gilles Olivier, Guillaume Dutey-Harrispe (consultant), Docteur Pierre-Marie Girardot…

Ps : et on précise pour ceux qui voudraient savoir sous quelle bannière on est, car là aussi c’est simple : aucune !

Pps : signer la pétition ? par ici (très simple aussi).

3 thoughts on “Qui sommes-nous ?

  1. Bonsoir,
    Je ne pense qu’il soit question, dans le projet de loi, de faire « partir » les gens contre leur volonté.
    Si comme moi vous avez vu vos proches, branchés avec des tuyaux partout, squeletiques, ne connaissant que la douleur malgré la morphine et n’ayant qu’une envie : Que tout s’arrête ; Vous comprendrez qu’une telle mesure, en dernier recours cela s’entend, peut-être envisagée.
    Et si Dieu existe et s’il pense que je dois souffrir avant de partir, qu’il ne s’inquiète pas. Il aura l’éternité devant lui pour me faire les pires misères.

  2. Vous avez en partie raison, il est parfaitement licite de tout arrêter dans les situations que vous décrivez, si le malade le souhaite : Et ceci la loi Léonetti le permet. Enfin, presque, parce que la loi Léonetti s’oppose à ce que l’on arrête la morphine dans ce cas, et suggère même qu’on l’augmente autant qu’il le faut pour calmer la douleur.
    Oui, on peut laisser partir, et parfois on doit laisser partir au risque de tomber dans l’acharnement thérapeutique : Et la loi Léonetti encore une fois est parfaitement claire sur ce point.

    Laisser partir, pas faire partir. Dieu ou pas, vous conviendrez qu’il existe des critères qui marquent spécifiquement l’être humain : il aime l’amour, ô combien, mais reconnait que la prostitution est infamante ; il a inventé l’argent pour faciliter ses échanges mais tient son corps et celui d’autrui indisponible ; il est parfois fort libertin mais n’admet pas l’inceste ; il a tendance à l’égoïsme mais il se dépense pour soigner et soulager ses comparses malades ou affaiblis. C’est ainsi : il existe des seuils qui distinguent l’humain de ce qui ne l’est pas. Votre courrier, dont j’apprécie le ton mesuré, en est la preuve lorsque vous précisez « en dernier recours cela s’entend ». D’où vous vient cette réserve ? La nécessité d’une cohabitation raisonnable me direz-vous peut-être, mais n’est-ce pas plutôt le témoignage d’une certaine gêne ? Et cette gêne, nous la partageons. Dieu ou pas.

    Cordialement

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